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MON ARRIVEE
Le parking
s'etendait, long, large, monstrueux, encombre et mal odorant. Denis toujours
aussi triomphant venait de s'arreter aux pieds de la force publique et
devant un panneau d'interdiction de stationner. A ce petit matin frisquet
de ce debut d'automne s'ajoutait ce vent qui depuis mon arrivée
en Provence était ma hantise,vent qui pourtant me ferait défaut
lors du périple en Asie pour lequel je m'envolerai via Amsterdam.
Dans cet
univers d'avant départ,ou le psychisme, la personnalité de
90% des voyageurs sont conditionnes, j'ai du mal à imaginer mon
devenir. Denis et sa femme Michou ne parlent pas, mais comme si nous devions
ne plus nous revoir, ils se font une obligation de porter nos valises,
d'effectuer les formalites d'embarquement à notre place.
A cause de ces intentions, c'est tout notre passe qui surgit, qui se
déroule comme un mauvais film sans trame, sans histoire nous laissant
toutefois l'envie de repartir comme a l'aube de notre vie. Mais peut on
repartir la cinquantaine passe,sans déjà éprouver
des remords, des regrets,dans un de ces complexes d'aeroport ou justement
tout est fait pour que le passager ne se pose de telles questions?.
Maintenant, je deviens dépendant de ces hommes que je ne connais
pas, que sont les pilotes, de cette infrastructure aérienne qui
conditionne notre comportement. Une bise à Michou (non trois), quelques
poignées de mains , et des larmes qu'il faut cacher. A partir du
franchissement de Gate no 2, dans cette salle d'attente nous sommes en
état de choc psychologique. Pour certains d'entre nous cela se voit,
pour d'autres qui donnent l'impression de tout contrôler,c'est au
debit de leurs paroles,et à leur faculté de ne pas comprendre
les éventuelles réponses que je comprends que nous sommes
tous stressés.
Meme l'avion c'est au dernier moment que nous le voyons, et pas moyen
de faire demi-tour, l'hotesse et le steeward encadrent l'entree. La fuite
est inutile, et c'est tres decontracte que nous rejoignions nos sièges
respectifs.
Le comportement alors change de nouveau, la hantise du décollage
est de nouveau présente. Nous nous affairons donnant à tous
nos co passagers un visage serein que seul trahit l'envie soudaine pour
beaucoup de lire, d'abaisser la tablette servant de table, quitte à
la remonter de suite, de prendre un journal,sans prendre conscience qu'il
est écrit en Anglais et qu'ils ne comprennent pas cette langue.
600 heures de vol a l'armee, une centaine dans le civil , mon inquiétude
est toujours présente de plus en plus forte à mesure que
je vieillis. Je sais deja que lors du decollage, quand le nez de l'avion
s'elevera, le mien s'abaissera et je me serais rememore les consignes enseignees
a l'armee en cas de crash.
12 heures de vol, des perturbations prévues mais toujours redoutées
au-dessus de l'Inde ou de l'Himalaya et c'est dans un enfer de chaleur
et d'eau que nous atterrirons à Bangkok. Les dés sont jetés,
une nouvellevie commence .... pour combien de temps ?.
Bangkok, première étapede notre voyage loin des mesquineries
que nous avons quittées, porteur de ses senteurs, de son animation,
de sa pollution et de ses kamikazes que l'on appelle chauffeurs est là
pour nous accueillir. Il est 12 heures15.
Pour certains d'entre nous, ce nom évoquera les flèches
scintillantes des temples et les gracieuses danseuses aux mains éloquentes.
D'autres penseront aux enseignes lumineuses,au night club, au salon de
massage, mais quoi que vous attendiez de Bangkok ou de la Thaïlande,
rien ne vous laissera indifférent.
Les formalités de débarquement effectuées le choix
pour le transport jusqua votre hotel est grand. Il y en va du bus de différentes
couleurs qui vous amènera là ou vous ne désirez pas
vous rendre, du taxi dont le chauffeur ne comprenant pas mon Anglais m'emmenera
au même endroit et,enfin du touk touk, mot international désignant
un scooter dont l'arriere peut porter allègrement deux personnes
sur une banquette. Tout comme la plupart des engins motorisés, aucun
de ces véhicules n'est identique.
Enguirlandes,
munies d'une quinzaine d'ampoules d'eclairage, ils ont quand même
en commun les couleurs vives et un chauffeur dont le plaisir sera devous
mener à vive allure en ne respectant aucune des règles élémentaires
de la conduite. La circulation est infernale. Je crois comprendre que la
circulation se fait à gauche. En réalité on fait ce
que l'on veut.Le port du casque pour les motos est obligatoire,mais avec
une casserole sur la tête vous êtes en règle.Vous avez
recommandé votre âme à un quelconque Dieu ?.Tant mieux.Vous
êtes arrivés à New Siam guest house.Il est16 heures,les
25 kilomètres qui nous en séparent de l'aeroportont ete effectués
en un temps record:2heures.
Situé
pres du quartier chinois (chinetow)l' hôtel non international est
modeste, mais l'accueil de la propriétaire est comme laThaïlande
chaleureux.
Prés de democraty et du chao phraya, ce fleuve que nous appelons
menam, cet hôtel a l'avantage d'etre près des 4 ou 5 temples
sur les 20000 existants en Thaïlande, qu'il convient de visiter.
Mon Anglais doit être parfait, la patronne me sourit, opine du
chef, me glisse quelques « yes»,je lui parle de la France,
et dans un dernier« yes » m'apporte un coca cola. Il serait
temps de réviser mon anglais.
Déjà 18 heures la nuit est tombée,la température
est de 35°, nous allons nous coucher une heure et déjà
nous repartons pour reconnaître notre nouvel environnement
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